Bibliographie Propédeutique Section Clinique 2008




INSTITUT DU CHAMP FREUDIEN
Sous les auspices du département de Psychanalyse de l’Université de Paris VIII
SECTION CLINIQUE D’AIX-MARSEILLE
SESSION DE PSYCHANALYSE APPLIQUÉE
13e année – Directeur : Jacques-Alain Miller
ENSEIGNEMENT de PROPÉDEUTIQUE
À  MARSEILLE – année 2008
« Qu’est-ce que le symptôme pour la psychanalyse ? »

 

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE


Sigmund FREUD

 - Psychopathologie de la vie quotidienne (1901), Payot, (PBPn°97), 1984

- Introduction à la psychanalyse
(1915-1917), Payot (PBP n° 6), Paris, 1973.
•    « Le sens des symptômes », p. 239-254
•    « Les modes de formation des symptômes », p. 337-355

- Cinq psychanalyses, PUF
•    « fragment d’une analyse d’hystérie » (Dora)
•    « Remarque sur un cas de névrose obsessionnelle » (L’homme aux rats)

- Inhibition, symptôme et angoisse (1925), Quadrige/ PUF, Paris, 1993. «)
Freud saisit comment la libido peut se loger dans le registre du sens et articule symptôme et pulsion : « Le symptôme serait indice et substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu, un succès du processus de refoulement. » (p. 7) Le moi, pour se protéger du déplaisir met en place un système de défense contre la motion pulsionnelle désagréable. Cela se conclue par la formation de symptôme.  « La perturbation part du symptôme qui, en véritable substitut et rejeton de la motion refoulée, continue à jouer le rôle de celle-ci, renouvelle sans cesse sa revendication de satisfaction et oblige ainsi le moi à donner de nouveau le signal de déplaisir et à se mettre sur la défensive » (p.16)


- « Le moi et le ça » (1923), Essais de psychanalyse,  Paris, Payot, (PBP n°44, 1981, p. 222. C’est en mettant à jour la réaction thérapeutique négative que Freud a repéré un résidu symptomatique qui échappe au travail de déchiffrage par le sens. Chez certains sujets, «...tout progrès partiel qui devrait avoir, et a effectivement chez d’autres pour conséquence une amélioration ou une disparition passagère des symptômes, se traduit par une aggravation momentanée de leur mal, et leur état, au lieu de s’améliorer, s’aggrave au cours du traitement ».

J. LACAN

I. LE SYMPTOME COMME SENS A DECHIFFRER


Le début de l’enseignement de Lacan repose sur la primauté du symbolique. Le symptôme est métaphore, enveloppe formelle, vérité, retour du refoulé, structuré comme un langage.
Écrits
•    « De nos antécédents »,  Écrits, Le Seuil, p. 66 « Car  la fidélité à l’enveloppe formelle du symptôme qui  est la vraie trace clinique dont nous prenions le goût nous mena à cette limite où elle se  rebrousse en effet de création. »
•    Dans « Fonction et champ de la parole et du langage », Écrits, Le Seuil, p. 280.  « Le symptôme est le « signifiant d’un signifié refoulé de la conscience du sujet. Symbole écrit sur le sable de la chair et sur le voile de Maïa » et page 269 : « «Il  est déjà tout à fait clair que le symptôme se résout tout entier dans une analyse de langage, parce qu’il est lui-même  structuré comme un langage dont la parole doit être délivrée. »
•    « Du sujet enfin en question », 1966, Écrits, Le Seuil, p. 234 -235. « Le symptôme ne s’interprète que dans l’ordre du signifiant. Le signifiant n’a de sens que dans sa relation à un autre signifiant. C’est dans cette articulation que réside la vérité du symptôme… il est vérité, d’être fait du même bois dont elle est faite si nous posons matérialistement que la vérité, c’est ce qui s’instaure de la chaîne signifiante.»
Le Séminaire
•    Le Séminaire,  Livre V,  Les formations de l’inconscient (1957-1958), Chap. XVIII « Les masques du symptôme », pp. 319-334 « c’est une satisfaction dont le caractère problématique est masqué puisque c’est une satisfaction à l’envers » (p. 320
•    Le Séminaire, Livre X, L’Angoisse, (1963) « La mise en forme du symptôme obsessionnel », p 324-325-326. « …il n’y a pas moye d’attraper le symptôme par les oreilles »


II. LE VERSANT JOUISSANCE DU SYMPTOME.


À partir de l’introduction du concept de jouissance mis en valeur dans la dernière partie de son enseignement, Lacan repensera le  symptôme dans sa valeur de satisfaction libidinale. Il reviendra à la conception freudienne du symptôme comportant un versant pulsionnel qui, lui, résiste au sens, au déchiffrage et à  l’interprétation.
« J’appelle symptôme ce qui vient du réel »
•    « La Troisième », 1974, p. 178-203, Lettres de l’école freudienne de Paris,   « J’appelle symptôme ce qui vient du réel : ça veut dire que ça se présente comme un petit poisson dont le bec vorace ne se referme qu’à se mettre du sens sous la dent »
•     « Conférence à Genève sur le symptôme » (1975), Bloc-notes de la psychanalyse, 5, Genève, 1985. Lacan précise le rapport au réel du symptôme.
•    Le Séminaire,  Livre XX, Encore,  Le Seuil, Paris, p. 55. Le symptôme insiste, se répète ce qui l’inscrit dans ce que Lacan désigne la nécessité du symptôme, le plaçant dans la catégorie modale de « ce qui ne cesse pas de s’écrire ».
•    « Télévision », Autres écrits, 1973, Le Seuil, p. 516. Lacan établit le nouage entre symptôme et réel. « C’est le réel qui permet de dénouer effectivement ce dont le symptôme consiste, à savoir un nœud de signifiants. »
•    « Conférences et entretiens dans les universités nord-américaines » (1975) Scilicet, 6/7, Le Seuil, Paris, 1976. Lacan y reprend le nouage symptôme/corps/réel  sur le modèle borroméen, « Le symptôme est ce que beaucoup de gens ont de plus réel ; pour certaines personnes on pourrait dire : le symbolique, l’imaginaire et le symptôme . » (p. 41) (1)
•    Livre XXII,  R S I, 1974-1975, leçons du 10/12/74, 25/01/75
1.    Le 10 décembre 1974, Lacan introduit le symptôme comme «  signe de ce qui ne va pas dans le réel », comme « l’effet du symbolique dans le réel ». Le symptôme tire sa consistance de l’inconscient, ce qui permettra à Lacan d’affirmer le double lien du  symptôme à la jouissance et à l’inconscient : «  Je définis le symptôme par la façon dont chacun jouit de l’inconscient en tant que l’inconscient le détermine. »
2.    Le 25 janvier 1975   Lacan évoque le rapport à la répétition du symptôme en le rapprochant  à « des points de suspension » et à la lettre concernant la fonction - f(x) - du symptôme.  «  Je dis la fonction du symptôme, fonction à entendre comme le f de la formulation mathématique, f(x).» Ce qui constitue le symptôme, c’est précisément qu’on y croit : «  Quiconque vient nous présenter un symptôme y croit. S’il nous demande notre aide, notre secours, c’est parce qu’il croit que le symptôme est capable de dire quelque chose, et qu’il faut seulement le déchiffre. »
•    Le Séminaire, Livre XXIII, Le sinthome,  (1975-1976), Paris, Le Seuil.
 Le sinthome, ayant fonction de nomination symbolique, correspond au quatrième terme qui noue les trois autres, Réel, Symbolique et Imaginaire.
Chap I, « De l’usage logique du sinthome », p 11-25
- « Poser le lien énigmatique de l’imaginaire, du symbolique et du réel implique ou suppose l’ex-sistence du symptôme » (p.19)
- L’interprétation analytique peut permettre, par le traitement de   l’équivoque signifiante,  la prise en compte du réel du symptôme: « En fin de compte, nous n’avons que ça, l’équivoque,  comme arme contre le symptôme ».
Chap VI « Joyce ou les paroles imposées »
- « Le quelque chose qui permet au symbolique, à l’imaginaire et au réel, de continuer de tenir ensemble  » (p.94)
- femme - symptôme, homme- ravage, p. 101-102.
•    L’insu qui sait de l’une - bévue s’aile à mourre, (1976-1977), leçon du 19/04/1977, Ornicar ? 17/18, p. 13-14.  Exclure le symptôme du sens amène Lacan à parler de « varité » du symptôme, caractère variable de la vérité. «   Ce que l’analysant dit,  en attendant de se vérifier, ce n’est pas la vérité,  c’est la varité du symptôme »
      Le symptôme comme  « événement de corps »
•    « Joyce le Symptôme », Autres écrits, Le Seuil, p. 569 : « Laissons le symptôme à ce qu’il est : un événement de corps, lié à ce que : l’on l’a,  l’on l’a de l’air, l’on l’aire, de l’on l’a. Cà se chante à l’occasion et Joyce ne s’en prive pas »
•    Jacques-Alain MILLER, « Biologie lacanienne et événement de corps »,  La cause freudienne n° 44, février 2000.

Jacques-Alain MILLER

- L’orientation lacanienne, « Le partenaire-symptôme. » 1997-1998. « X tiret Symptôme » est la formule clé utilisée par J.-A. Miller, pour désigner le partenaire symptôme. « Vous mettez tiret symptôme après ce que vous voudrez et çà devient tout de suite beaucoup plus intéressant… » (Séance du 19 novembre 1997) Toute apposition du symptôme à un autre terme est donc possible ; cette formule fait du symptôme une propriété, un attribut et donne à ce binaire X tiret Symptôme une entité, où l’un et l’autre des deux termes sont intrinsèquement liés par  un rapport de jouissance. Cette formule fixe le terme X comme moyen de jouissance.
- « Le sinthome, un mixte entre symptôme et fantasme », Revue de la Cause Freudienne n°39, mai 1998. Lacan a montré que pour qu’il y ait symptôme, il y faut l’interférence du fantasme, correspondant au rapport du sujet avec la jouissance. Or le sinthome, terme de la fin de l’enseignement de Lacan, supprime cette distinction entre symptôme et fantasme.

Éric LAURENT

-     « La société du symptôme », Quarto n°79, juin 2003.
-     « L’extension du symptôme aujourd’hui », La lettre mensuelle n°185, février 2000.
-     « Les nouveaux symptômes et les nôtres », La lettre mensuelle n°162,  septembre-octobre 1997.

REVUES

- « Les exigences du symptôme », La Cause freudienne n° 48, mai 2001.
- « Les nouveaux symptômes », La Cause freudienne n°38, février, 1998
- « Le marché des symptômes », Quarto n° 80-81, janvier 2004
- « L’invention sinthomatique », Quarto n° 86, avril 2006
- «Symptômes et structures cliniques », Praxis 3 Institut du champ freudien, section clinique d’Aix-Marseille, mai 1999

-Le symptôme- charlatan, Textes réunis par la Fondation du Champ Freudien, Le Seuil, Paris, juin 1998.

  (1)- J. Lacan, « conférences à Yale University »  le 25/11/1975, Scilicet  n° 6/7,

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