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ENSEIGNEMENT de PROPÉDEUTIQUE à MARSEILLE – 2008


« Qu’est-ce que le symptôme pour la psychanalyse ? »


Le symptôme constitue la pierre d’angle de toute l’expérience analytique. C’est en laissant parler les patientes hystériques souffrant de somatisations diverses que Freud a entendu le sens caché et inconscient de leurs symptômes. La psychanalyse part de ce constat : ce sens caché est sexuel. Dans la psychanalyse, le symptôme se présente comme quelque chose dont le sujet pâtit et apparaît comme un élément sur lequel il n’a aucune prise. L’hypothèse de l’inconscient introduite par Freud vise, malgré ce caractère apparent d’extériorité, à mettre le symptôme à la charge du sujet. La psychanalyse ne cherche pas à s’en débarrasser comme le considèrent les TCC car il est le témoignage de ce que le sujet est le plus authentiquement.

Le symptôme est biface : il comporte sa face signifiante et renvoie au sens sexuel refoulé, témoignant d’une parole empêchée. Le symptôme est structuré comme un langage, il est métaphore, enveloppe formelle. Il demande un travail de déchiffrage par l’interprétation des formations de l’inconscient (rêves, lapsus, actes manqués, symptômes). L’autre face, face de jouissance, privilégie le rapport du symptôme et de la pulsion et insiste sur la répétition : « C’est plus fort que moi » ne relève plus exclusivement du champ symbolique mais appartient au champ du réel de par sa fixation de jouissance. Les exigences du symptôme ne sont plus seulement des exigences de vérité mais aussi bien des exigences de jouissance. Le bon usage qu’il convient de donner au symptôme reprend l’idée du « savoir y faire avec le symptôme ».

Ce déplacement de la définition du symptôme, l’une n’excluant pas l’autre, nous permet de repérer comment la civilisation développe ces nouvelles modalités sociales de jouir par les formes différentes que prend le symptôme et par les nouveaux objets qu’elle promeut. Cette orientation vers la jouissance du symptôme nous permet d’aborder ce que l’on nomme à notre époque nouveau symptôme. Ceci implique d’emblée une nouvelle conceptualisation de la notion de symptôme : celle de passer du versant enveloppe formelle (telle que Lacan nous l’a fait entendre dans son retour à Freud) à sa face de jouissance, ce qu’il y a de plus réel dans le symptôme, devenu dès lors mode de jouir. Le symptôme peut se faire le partenaire intime du sujet, et désigne alors ce à quoi le sujet est identifié. C’est précisément en ce sens que l’on entend la formule du « partenaire-symptôme », partenaire jouissance dans la vie du sujet.

 

L’enseignement se déroule de janvier à juin 2008, tous les 15 jours,
Le vendredi de 14h à 18h à Marseille (Nombre d’heures de formation : 44 heures)


Dates : 11 et 25 janvier, 8 et 29 février, 14 et 28 mars, 4 avril, 16 et 30 mai, 6 et 20 juin


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