J. RUFF: L'envers de l'inconscient



Jacques Ruff

L’envers de l’inconscient. Du sens à la satisfaction paradoxale
29-IX -2005


Sur quoi porte ce texte de Freud, Inhibition, symptôme et angoisse, écrit en 1926 ? On s’y embrouille. La lecture d’un texte n’est jamais présupposée, elle doit au contraire être produite. Il s’agit de dégager un point de capiton, S1, qui rend lisible et arrête pour le lecteur le glissement des signifiants.
Freud nous donne une clé de lecture. « C’est l’angoisse qui produit le refoulement et non pas, comme je l’ai pensé jadis, le refoulement qui produit l’angoisse ». Il produit une inversion de la cause et de la conséquence. Et alors, pourrait-on dire ? Et c’est une réponse à cet « et alors » qu’il nous faut formuler. Et alors, ça change tout ! C’est une inversion de l’orientation habituelle, celle de la première topique. D’où le titre de ce travail, « L’envers de l’inconscient », qui suppose un endroit. J.A. Miller considère que ce texte est le capiton de la deuxième topique où Freud essaye de définir l’inconscient à partir de la libido , du réel et donc de la jouissance.
On ne peut donc pas étudier un seul terme, l’angoisse, le symptôme ou l’inhibition. C’est à une reconstruction de tout l’édifice que nous avons à faire. Et cette reconstruction s’opère par un renversement, un dédoublement de tous les termes. La conséquence la plus importante est la nouvelle conception du symptôme issue d’une nouvelle conception de l’angoisse. La définition du symptôme ne se fait plus à partir du sens mais de la satisfaction. On réalise que ce renversement freudien correspond au dernier enseignement de Lacan qui reprend les mêmes termes en les situant sur son nœud borroméen. De ce point de vue, on peut considérer que le dernier enseignement de Lacan est aussi son deuxième retour à Freud.

L’endroit et l’envers du symptôme.
L’Interprétation des rêves, la Psychopathologie de la vie quotidienne, Les mots d’esprit sont la porte d’entrée de la psychanalyse à ses débuts. Le symptôme est à déchiffrer puisqu’une signification y est emprisonnée. Le symptôme est une métaphore. Il comporte un signifiant dont le signifié est refoulé. C’est le prêt à penser du symptôme.
Dans ce texte, au contraire, Freud introduit un nouveau terme qui caractérise la seconde topique et qui bouleverse l’édifice : la pulsion, Trieb. Des expressions comme Triebanspruch, Triebregung ponctuent désormais les textes. Il faut, par conséquent, rappeler ce qu’ils apportent de nouveau. Triebregung implique un mouvement en train de naître, une motion. Triebanspruch est une exigence de satisfaction qui prétend avoir des droits. Nous ne sommes plus dans le registre d ‘un manque de satisfaction mais au contraire dans celui d’un trop qui se rend présent. D’où le terme que propose Lacan non pas d’un moins mais d’un plus de jouir.
La perspective sur le symptôme change du coup totalement. Ce n’est plus le rapport du symptôme au sens mais à la pulsion donc à l’exigence de satisfaction. La phrase clé de Freud est celle-ci. « Le symptôme serait le signe et le substitut d’une satisfaction pulsionnelle qui n’a pas eu lieu ». Le terme de substitut doit nous retenir. Il implique une métaphore. Mais cette fois-ci, c’est un processus substitutif de la satisfaction de la pulsion qui va donner lieu au symptôme. Le corps propre se modifie . Au lieu d’une satisfaction directe de la pulsion, à quoi le moi s’opposerait, c’est le cours de la satisfaction qui est modifié. Freud qualifie ce substitut de dégradé, sans possibilité de décharge dans l’action . De toute façon, dans le symptôme tel qu’il nous l’amène, il y a une même exigence de satisfaction à l’œuvre, celle de la pulsion, qui s’incarne et s’éternise.
Ce n’est plus le symptôme avec un sens à déchiffrer, ni le rapport du symptôme au fantasme. C’est, pour reprendre une expression de J-A.Miller, le « devenir symptôme de la pulsion ».

Le paradoxe de la satisfaction.
Pour saisir la logique de cette perspective, il faut entrer dans le paradoxe de l’affect que Freud désigne par « l’énigme de la transformation de l’affect . ». Comment passe-t-on de la satisfaction pulsionnelle au déplaisir du symptôme ? Freud oscille et tente plusieurs approches. La pulsion est- elle ou pas en contradiction, en infraction avec le principe du plaisir ? Le problème est dans l’excès, le trop de la pulsion qui ne se range pas dans la logique du principe du plaisir. Il est alors conduit à modifier le rapport du moi et du ça. Il ne peut plus les considérer comme « deux camps opposés ». Le moi est une partie du ça, une différentiation et non une substance autonome. Le moi est donc une instance pulsionnelle . Mais cette différentiation ne touche pas encore à l’essentiel, à l’affect de déplaisir du symptôme.
Le pas décisif se trouve dans sa thèse sur l’angoisse comme signal dans le moi. Ce signal est la manifestation d’un reste pulsionnel qui n’est pas pris dans le moi. En somme, même si le moi est une instance pulsionnelle, il n’absorbe pas toute la libido. En termes lacaniens, la pulsion n’est pas capturée totalement par le symbolique ou l’imaginaire. Il faut donc tenir compte du réel que Lacan va aborder par l’objet a. Freud, par contre, ne rend pas opératoire ce reste, même s’il le reconnaît par ailleurs. Et c’est ce qui explique souvent son embarras dans la théorie. Lacan en introduisant ce reste sous la forme d’une écriture, l’objet a, lui donne une place qui rend lisible les conséquences qu’il s’agit de tirer de la deuxième topique.
Mais si l’affect d’angoisse ne nous trompe pas, sur la manifestation de reste pulsionnel, par contre l’affect de déplaisir du symptôme est trompeur . L’affect nous conduit donc sur cette frontière entre angoisse et mensonge, mensonge du déplaisir du symptôme. Il y a un critère différentiel qui s’introduit par l’affect. Pour aborder cette question, il faut avoir recours non seulement à une topique mais à une topologie qui subvertit les termes d’intérieur et d’extérieur. On voit Freud s’y essayer par son recours à l’imaginaire du territoire qui réparti l’étranger et le familier. C’est au moment où l’étranger entre dans le familier que l’angoisse est ressentie comme Unheimlich, Le déplaisir menteur du symptôme est par contre le signal de la présence de la satisfaction pulsionnelle non reconnue. En fait c’est par la clinique que Freud va nous fait entendre la satisfaction paradoxale du symptôme.

Le symptôme comme caractère qui satisfait : névrose obsessionnelle et paranoïa.
Jusque-là nous étions fixé sur l’approche du symptôme comme ce dont on se plaint. L’hystérie et la phobie étaient les paradigmes cette plainte du moi contre le déplaisir du symptôme par rapport à l’idéal de ce qui devrait aller. Le Petit Hans pouvait nous faire croire par son inhibition phobique qu’il y aurait une angoisse au-delà d’une limite et que le refoulement était à l’origine de cette angoisse . Mais Freud reconnaît que cette étude déçoit.
Il montre qu’il est plus fructueux de s’attarder sur la névrose obsessionnelle et la paranoïa. Dans ces deux cas, il y a satisfaction du symptôme. Ainsi, dans la névrose obsessionnelle le moi s’incorpore le symptôme et ne le trouve pas étranger. La jouissance de la pensée, non reconnue comme telle, n’est pas un message à interpréter. C’est même ce qui fait qu’on a pu penser le symptôme comme caractère en tant qu’intégré à la personnalité. Reich en fait une cuirasse et Lacan une armure au point qu’elle engendre un transfert négatif . En somme le symptôme n’est pas mis en évidence et reste inaperçu du fait précisément qu’on ne s’en plaint pas. Cette jouissance de la pensée consiste pourtant dans une stratégie défensive du moi par l’isolation, cloisonnement et l’annulation rétrospective. Il faut donc que le symptôme soit extrait pour qu’on puisse réaliser la satisfaction qu’il véhicule. On passe du symptôme-vérité au symptôme-jouissance que Lacan nommera sinthome. C’est ce qui fait dire à Jacques –Alain Miller que la théorie du symptôme chez Lacan vient à la place où Freud inscrit la pulsion comme rapport du corps à l’inconscient. « Si la pulsion est l’interface encore mythique du psychique et du somatique alors le symptôme lacanien est la connexion réelle du signifiant et du corps » .
De même Schreber retrouve le sommeil non pas en se plaignant de son délire mais en s’en soutenant puisqu’il trouve là une modalité de jouissance qui lui convient.

L’angoisse qui ne trompe pas : signal, trace et production.
Il nous faut donc revenir sur l’angoisse puisque le symptôme parvient à inclure la dimension de satisfaction de la pulsion alors que l’angoisse comme signal ne serait que la pure rencontre avec le réel de la satisfaction pulsionnelle. Ces deux faces de l’angoisse correspondent bien à ce que Freud nous présente dans son texte. D’un côté l’angoisse comme signal de l’autre l’angoisse productrice du symptôme. Ces deux faces se retrouvent dans la lecture clarifiante que J-A. Miller fait du Séminaire de Lacan sur l’angoisse. Une première partie, les trois premiers chapitres, porte sur la manifestation de l’angoisse, sa phénoménologie, une deuxième partie l’angoisse productrice. D’un côté c’est la présentation de l’objet angoissant, de l’autre, inversement c’est l’angoissant qui produit l’objet. Revenons donc sur ces deux faces.
L’angoisse donne le signal du danger d’une satisfaction pulsionnelle dans le moi. En termes lacaniens, l’angoisse qui ne trompe pas est la manifestation du réel dans le symbolique . La répétition du mot signal, dans le texte de Freud, pour désigner le moment d’angoisse ne doit pas nous tromper. Il ne s’agit pas de réduire l’angoisse à un avertissement, à quelque chose d’éprouvé, à quelque chose de passif, de subi. En se fascinant sur l’éprouvé de l’angoisse on risque de renforcer une approche négatif où on ne verrait qu’un trouble à faire disparaître. Au contraire, il faut en extraire la place logique qui souligner sa dimension féconde.
L’angoisse est en effet productive, maïeutique. C’est la nouvelle thèse de Freud. « Le développement d’angoisse induit la formation de symptôme, qui même le présuppose nécessairement». Le terme de nécessité que Freud emploie implique approche de l’angoisse en terme logique voire dans les termes d’un temps logique. On passe en effet d’une phénoménologie de l’angoisse à sa place dans la structure. C’est la remarque de Lacan que souligne J-A. Miller. « Le temps d’angoisse n’est pas absent de la constitution du désir, même si ce temps est élidé, non repérable dans le concret ». D’où l’idée de Lacan de pouvoir construire le moment d’angoisse comme on construit le fantasme. Freud dans les Nouvelles Conférence de 1933, parle de « trace d’affect », Affectspur. Spur implique une trace, un vestige, un sillon . C’est la trace d’une rupture temporelle, la marque d’un avant et d’un après l’angoisse. Ce traceur d’affect qui marque l’évènement contingent est une relation à la langue. C’est l’incidence de la langue sur le corps . J-A Miller met ainsi en regard deux ternaires ordonnés : le ternaire freudien, pulsion-angoisse-refoulé et le ternaire lacanien, jouissance-angoisse-désir. Ce parallèle met en évidence la position médiane et médiatrice de l’angoisse, son côté janus. Il parvient à radicaliser encore mieux ce qui est jeu dans le texte freudien et dans le Séminaire X sur l’angoisse, en empruntant à Lacan les symboles du plus et le moins, entre parenthèses, pour rendre compte de la métonymie et de la métaphore. On se rappelle qu’il s’agit de rendre compte du franchissement ou non de la barre qui sépare le signifiant du signifié. C’est là qu’on voit la valeur opératoire d’inscrire d’une lettre ce qu’il en est de la pulsion, toujours partielle, par ce terme d’objet a. Comme nous le soulignions, on le fait entrer dans une écriture qui met en relief sa fonction et nous garde de nous fixer sur sa substance. Il désigne par moins le non-franchissement de a et par plus ce qui franchit une limite. Il peut ainsi relire tout ce qui porte sur la fonction du a dans l’imaginaire par i(a) / a en le développant en i(-)a ou i(+)a suivant que l’objet hétérogène, petit a, entre en scène, franchit ou pas la barre. On a alors un algorithme pour l’acting out, le passage à l’acte, le masochisme, le sadisme, le deuil et la mélancolie. Pour l’entrée de l’étrange dans le symbolique, il prend l’écriture suivante : A(-)a ou A(+)a. Ici c’est l’irruption ou pas dans le symbolique d’une cause non conceptualisable. J-A. Miller en montre la pertinence pour relire, le fort-da, la répétition et la clinique de l’obsessionnel. En fait c’est à propos du réel, donc de la jouissance, que la mise en fonction de ce schématisme nous ramasse l’essentiel des avancées freudiennes relues par la suite par Lacan.
(J(+)a) excès  angoisse  (J(-)a) perte
L’angoisse, dans cette position janus, est adossée au réel d’un excès mais aussi productrice d’une perte, d’un objet séparé cause du désir. Cet objet se constitue dans la perte elle-même. En effet ce n’est plus tant l’aspect perturbateur qui importe. Car si l’objet a est un élément hétérogène à la structure de l’I ou au S, il est dans son élément dans le réel. Mais il se présente comme un trop dont on doit se séparer. Le parlêtre doit perdre quelque chose non sur son corps imaginaire mais sur son corps libidinal . Le Séminaire X sur l’angoisse indique les 5 formes de perte . L’angoisse comme affect « connote l’effet majeur du langage sur la jouissance : la production d’objet a ».

Deux remarques pour conclure.
J-A. Miller faisait remarquer que Lacan avait mis le langage là où Freud mettait le moi. D’où le fait qu’il va devoir construire différents paradigmes des rapports de la jouissance au langage. Mais on peut ajouter aussi que là où Freud faisait du moi une différentiation du ça, Lacan produit de même une langue comme différentiation de la lalangue. C’est ce qui correspond à la nécessité pour Lacan d’une nouvelle définition du signifiant non plus au service uniquement de la vérité mais pour la jouissance, donc référée au corps.
La deuxième remarque porte sur le symptôme. Le symptôme est le montage, l’appareillage qui satisfait l’appareil psychique. Si donc le symptôme est nécessaire, la question de l’origine de la névrose n’a pas lieu d’être. Quand Freud pose cette question , il est manifestement pris encore dans la logique de la première topique qui fait rêver d’une guérison par le sens. Cette logique du sens, cette religion qui a de l’avenir, fut pourtant le succès de la psychanalyse même si Lacan, à son propos, parle d’escroquerie. Qu’il y ait du sens dans le réel impliquait un vouloir dire, une intention, une intentionnalité et une place de l’analyste repérée par le sujet supposé savoir. La deuxième topique subvertit cette position de l’analyste et l’idée de guérison. « De l’humaine condition on ne guérit pas» dit J-A. Miller Il n’est pas évident de produire le même effet de transfert sur la psychanalyse à partir de cette vérité. Elle met d’entrée en lumière le ratage d’une illusion qui a pourtant porté la vague de succès de la psychanalyse. Et les critiques qui déferlent sur la psychanalyse ne sont que la juste haine faisant suite à l’amour de transfert qu’elle a pu susciter. La deuxième topique déboussole ceux qui étaient partant pour la première. On peut difficilement entendre « La pratique lacanienne ça rate ». Comment consentir à ce ratage comme une manifestation du rapport à l’impossible ?. Or toutes les avancées de Freud, reprises par Lacan, nous conduisent manifestement dans cette direction. Tout ce ratage est en rapport avec l’objet a, c’est-à-dire ce qu’il en est du ça, de la pulsion, de la jouissance, de ce reste de jouissance qui objecte au sens mais ex-siste. Cet objet ne fait pas lien, pas rapport. Au contraire, il nous positionne dans un rapport solitaire avec notre jouissance. Les inventions de liens sociaux dont la monogamie, ne sont que des tentatives pour boucher le trou du réel, celui du rapport sexuel dont le logiciel nous fait définitivement défaut.
Mais nous devons faire un pas de plus. Nous avons déjà décliné les moments de manifestation de cet objet. Il y a l’objet qui angoisse, l’angoisse qui produit l’objet et le symptôme qui enserre l’objet. Mais nous devons encore ajouter un complément : l’analyste comme objet. Ce dernier point, l’analyste comme objet, est à la pointe du travail de Lacan comme conséquences à tirer de la deuxième topique. Toute ce réaménagement de la théorie, son inversion par rapport à la première topique, implique en effet une nouvelle orientation de la cure et du transfert. La pulsion comme être de jouissance insérée dans le symptôme produit l’analyste comme celui à qui s’adresse ce dont le sujet veut se débarrasser. L’analyste est en effet ce à quoi l’analysant parle , à son être de jouissance. En somme le sujet ne veut pas prendre en charge sa jouissance du fait qu’il s’obstine à la rendre soluble dans le sens, dans l’Autre du symbolique. La position de l’analyste implique donc qu’il a lui-même compris la manœuvre du transfert. Il ne peut plus être en position d’Autre mais au contraire essayer d’ajuster son interprétation à partir de la position d’objet auquel l’analysant s’adresse. C’est la dernière inversion des termes dont nous parlions après l’inconscient, le symptôme et l’angoisse. C’est là que l’analyste, comme objet a, a à jouer sa partie : celle de déranger la défense . J-A. Miller ajoute de ce point de vue cette remarque. L’analyste doit par quelques traits donner le sentiment de l’étrange pour pouvoir déranger la défense. Il est de fait l ‘étrangement familier pour l’analysant. C’est à partir de là que va pouvoir revenir au sujet ce reste de J dont il n’a pas voulu prendre la charge. Ce reste comme cause, comme seule consistance, si elle se repère dans l’antre de l’Autre n’est pourtant pas de l’Autre . C’est l’être de jouissance du sujet comme reste irréductible dans l’Autre. C’est toute la rigueur de ce passage du Séminaire sur l’Angoisse qu’il faut avoir à l’esprit. « En ce point Heim, ne se manifeste pas simplement ce que vous savez depuis toujours, que le désir se révèle comme désir de l’Autre, ici désir dans l’Autre, mais aussi que mon désir, dirais-je, entre dans l’antre où il est attendu de toute éternité sous la forme de l’objet que je suis en tant qu’il m’exile de ma subjectivité, en résolvant par lui-même tous les signifiants à quoi elle est attachée ». Cet exil de la subjectivité dégagera donc bien un être de symptôme qui sera l’assiette irréductible de chacun. Pour cela, le sujet devra repasser par la proximité de l’objet qu’il a été pour l’Autre. C’est la seule voie pour extraire d’un lien fantasmatique l’objet qui le fit trou dans l’Autre. Mais c’est aussi ouvrir par la suite la voie pour un nouvel usage de la pulsion. Le temps de l’acte qui marque le tournant d’une analyse n’est pas donc pas à nouveau sans réactualiser logiquement l’angoisse puisqu’il marque la mort du sujet comme manque à être se cherchant dans l’Autre et sa renaissance sous un autre montage. Ce montage s’appuie soit un discours établi soit il nécessite, comme pour le psychotique, une invention singulière qui lui redonnera l’usage du corps et du langage . Il n’y a donc pas de traversée du transfert ni de la pulsion. Il n’y a qu’un autre rapport avec la pulsion et le transfert.
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