J-J POUMET: Mademoiselle A, une érotomane en psychanalyse


Mademoiselle A
(une érotomane en psychanalyse: l'écriture d'un cas)


par J-J POUMET




Récemment, une analysante psychotique, et qui n'utilise pas le divan, tient en séances les propos suivants:
"Je ne veux plus venir vous voir". Elle ajoute aussitôt: "C'est pour voir…si les voix disparaissent".
Elle me dit que ces voix lui parlent de moi et qu'elles profèrent ceci à son adresse: "Il faut le lui enlever, le séparer d'elle"…!
A cette évocation injonctive, elle est alors certaine qu'il y a un complot destiné à l'empêcher de venir à ses séances, et elle a pensé que si elle ne venait plus, les voix cesseraient, ses persécuteurs étant satisfaits…Tout cela reste néanmoins pour elle très vague, à la fois certain et incertain, source de perplexité anxieuse. Il n'en reste pas moins que parfois les séances sont vécues comme interdites par les voix…
Elle s'aperçoit que "ces voix" proviennent des paroles mêmes" des gens" qu'elle croise ou rencontre, et qu'elle entend" partout" s'adresser à elle dans la vie quotidienne, mais ce sont plus particulièrement les voix de ses voisins d'immeuble. Elle précise ceci : "Ce sont des gens qui parlent en dehors de chez moi. Je ne sais pas ce qu'ils disent (….), mais j'ai soutenu pour les contredire que vous alliez vous marier avec moi. Ca n'avait aucune réalité. Quand je vais mieux, je pense à vous en parler, sinon c'est impossible, car j'ai honte. Ce que je suis, je ne vous en ai jamais parlé…Je suis handicapée par cette idée: ce mariage avec vous (…). C'est une obsession qui entraîne une jalousie pas possible (…)et qui me bloque", dit-elle, mais elle parle de la fonction de ce qui, pour elle, fait symptôme :
"Quand j'étais très mal, il n'y avait que cette idée là qui faisait que ça allait mieux ou qui empêchait que ça aille plus mal, mais en même temps, ça m' handicape car ce n'est pas normal que je n'ai que cette idée là, et que je n'ai pas d'autres bases sur lesquelles m'appuyer". Elle ajoute ceci : "Les gens ne s'intéressent pas à moi. Ca m'embête que les gens s'intéressent à moi mais pas vous"…où se repère , malgré l'ambivalence du propos, un sous entendu explicite qui est celui-ci : "ça ne m'embête pas que vous vous intéressiez à moi". La question de l'usage de la jouissance qu'un tel sous entendu recouvre reste en suspens comme problème crucial de la cure, d'autant qu'en dehors de ses séances d'analyse et de son travail, elle n'a de relations la préoccupant vraiment qu'avec sa mère.
"Dans ma petite théorie, dit-elle, il se trouve que j'ai choisi l'amour comme base de ma vie, de ma conduite". Elle précise spontanément : "Ce n'est pas quelque chose que j'ai choisi d'abord, mais secondairement à ce que je suis: je m'acceptais comme j'étais…". Le propos est ici ambigu par sa rigueur même. La référence "modeste" à un amour propre minimal est néanmoins explicite. En d'autres temps, elle se crut fille d'un père inconnu de haute lignée, qui l'aurait abandonnée à ses sordides parents, serviteurs du grand homme .
"Les gens qui parlaient autour de moi, peut-être que je les ai trop écoutés, dit-elle. Ils ne correspondaient pas à ce que j'aimais et ça m'a profondément perturbée". Elle commente : "Les voix, ce sont les gens qui parlent et à qui on ne peut pas répondre"(comme par exemple les voix des voisins qu'elle entend parfois l'appeler par son prénom) : "Je ne peux pas me mêler à leur conversation, dit-elle. Le problème, c'est que je le prend pour moi, mais maintenant, ça m'arrive de douter…" . Et elle décrit immédiatement ensuite le phénomène suivant: "Les gens voulaient changer mes goûts, me faire aimer autre chose pour que je n'aime plus ce que j'aime, mais qu'au contraire, j'aime ce que j'étais censée ne pas aimer auparavant : j'appelle cela mes faux sentiments". Elle ajoute: "Ce n'est pas moi qui….(phrase interrompue), j'ai honte de vous en parler".
Parlons donc de son : "Ce n'est pas moi qui (….)". C'est une formule qui contredit le sujet grammatical, et il ne s'agit pas ici bien sur d'une dénégation mais d'une formule qui, comme la dénégation, relève aussi d'une structure textuelle: l'une de celles dont FREUD, en 1911, nous donne les énoncés par lesquels il éclaire l'étiologie libidinale des psychoses paranoïaques.
Non seulement il met l'accent sur la défense à l'égard d'une pulsion homosexuelle comme telle rejetée, mais plus précisément il insère dans le troisième chapitre de son article : " Remarques psychanalytiques sur l'autobiographie d'un cas de paranoïa (le Président SCHREBER)", un développement désormais devenu classique sur la projection dont il déduit les modalités par la fonction de contradiction qu'il a repérée dans les divers modes de négation de la phrase : je l'aime (lui, l'homme) ,et qui déterminent les trois types de délires : persécution, érotomanie, et jalousie.
Explicitement référée à la défense homosexuelle d'un sujet grammatical conçu comme exclusivement masculin, la logique textuelle de cette grammaire freudienne vient cependant souligner l'ironie implicite d'une clinique féminine forgée littéralement comme en opposition dialectique contrastée à une autre dimension comme telle ineffable ou cachée de "la femme", dont LACAN nous a enseigné qu'elle n'existe pas ou qu'elle n'existe qu'à (en) barrer le "la".


Rappelons ici les formules de FREUD :

A) Délire de persécution :

Je l'aime (l'homme)
Je ne l'aime pas, je le hais (1)
Il me hait (ou me persécute)

B) Erotomanie :

Je l'aime (l'homme)
Ce n'est pas lui que j'aime, c'est elle que j'aime (2)
Je m'en aperçois: elle m'aime

C) Délire de jalousie :

Je l'aime (l'homme)
Ce n'est pas moi qui l'aime (l'homme) (3)
C'est elle qui l'aime.

Cette logique dont FREUD déduit les diverses formules, éclaire pour nous le déterminisme des délires paranoïaques. Elle n'est pas sans nous évoquer par certains aspects une logique propositionnelle, mais dont la teneur grammaticale énoncée par FREUD est la suivante : (dans Les cinq psychanalyses - P U F page310)
" On devrait croire, nous dit-il, qu'à une proposition composée de trois termes, telle que : "je l'aime", il ne puisse être contredit que de trois manières. Le délire de jalousie contredit le sujet (3), le délire de persécution le verbe (1), l'érotomanie l'objet (2). Mais il est pourtant encore une quatrième manière de repousser cette proposition, c'est de rejeter entièrement celle-ci. "Je n'aime pas du tout - je n'aime personne ". Or, comme il faut bien que la libido d'un chacun se porte quelque part, cette proposition semble psychologiquement équivaloir à la suivante : "Je n'aime que moi".
C'est là l'ultime formule du retournement, que j'appellerai celle du lit narcissique du sujet, et qu'il est intéressant de mettre en parallèle avec cette citation de LACAN :
"La femme, j'insiste, qui n'existe pas, c'est justement la lettre, en tant qu'elle est le signifiant qu'il n'y a pas d'Autre". (séminaire inédit : D'un discours qui ne serait pas du semblant…leçon du 17 mars 1971).
Revenons donc à ce cas d'une analysante dont je viens de vous présenter une vignette clinique, analysante que j'appellerai Mademoiselle A.
Elle fut , des 1981 "ma patiente", et lors de plusieurs épisodes douloureux de sa vie, j'ai commencé par être son psychiatre, notamment pendant plusieurs hospitalisations en clinique, nécessitées par le traitement de moments féconds hallucinatoires très délirants, alors infiltrés d'une thématique érotomaniaque prédominante. Elle avait développé cette thématique jusqu'au délire depuis plusieurs années, et dans un registre passionnel très marqué, à l'adresse d'un confrère psychiatre "qui l'avait précédemment suivie" comme on dit…, mais c'est précisément ce que l'interprétation délirante de cette patiente avait pris à la lettre de son impensable désir : elle se croyait partout suivie par son psychiatre, où qu'elle aille…Elle était certaine qu'il lui adressait, où qu'elle soit et comme par télé-transmission, des signes d'amour…, phénomènes qui, après l'avoir rendue heureuse, puis jalouse, avaient fini par la persécuter !
Ainsi cette certitude présida à la destinée de son délire…, et fut notamment la cause de deux hospitalisations en hôpital psychiatrique, suivies de longs arrêts de travail. Son destin se réduisit alors à illustrer les conséquences du fameux " postulat ideo-affectif " bien connu en psychiatrie. Il s'agit d'un concept descriptif partiellement tributaire d'une clinique du regard, et qui nous a été légué par G. DE CLEREMBAULT dans ses travaux sur l'érotomanie. Par ce "postulat ", G. DECLEREMBAULT isolait magistralement le trouble organisateur fondamental de cette "folie de l'amour chaste" des anciens aliénistes ( ESQUIROL 1838). Rappelons que ce "postulat" établit que l'érotomanie consiste dans "l'illusion délirante d'être aimée", c'est à dire équivaut, sans autre implication subjective de l'érotomane, à la certitude d'être aimée.
Le sujet érotomane est ainsi idéalement aimé(e) de l'objet qui s'est par définition épris le premier, et qui - c'est certain - aimera donc toujours d'avantage que le sujet lui-même; à partir de quoi les variantes dites imaginatives ou interprétatives du thème principal (qu'est le postulat), seront désormais brodées dans la trame du devenir logique de ce postulat, où le "tableau clinique d'une érotomanie pure" portée à son paradigme, évolue, dans le cas princeps, en trois temps décrits par G.CLERAMBAULT : l'espoir, le dépit, et la rancune. Ces trois temps constituent les étapes qui jalonnent les péripéties passionnelles du déroulement d'un pronostic prédicatif d'autant plus redouté qu'il est déjà là tout tracé comme un écrit .
Si le désir de l'analyste procède aussi d'un postulat, mais freudien celui-là, qui est celui de sa croyance raisonnée en l'inconscient à mettre à jour par la parole, alors je constate les effets de cette parole dans ce qui me permet ici d'affirmer que Mademoiselle A est en analyse, même si elle ne le veut pas, ou plus exactement qu'elle est en analyse même si elle ne veut pas savoir qu'elle l'est, et bien qu'elle ne cesse de vouloir indifféremment se faire croire à elle-même qu'elle ne vient à ses séances d'analyse que poussée par l'impératif d'une rencontre amoureuse dont elle ne pourrait plus se passer, ce qui de ce fait, me dit - elle, participe d'une forme de maladie maintenant plus dépressive que délirante, qu'elle nomme "sa nouvelle maladie", dont elle affecte de me rendre responsable dans ses propos... Pour autant ici, il n'y a pas lieu de croire que dire qu'elle soit en analyse signifie qu'elle puisse changer sa structure au point de transformer sa psychose en névrose ! Simplement j'ai pu constater que l'usage régulier de la parole en séances a permis de faire limite à l'irruption d'une jouissance que le délire en silence lui rendait insoutenable. Même si l'introduction par la cure d'un dispositif facilitant la mise en parole offre un cadre qui lui demeure comme à jamais étranger, il produit quand même sur ce sujet des effets de signifiant qui vérifient jusque dans sa psychose ce que LACAN nous enseigne dans le Séminaire XX, quand il nous dit que " le signifiant, c'est ce qui fait halte à la jouissance ". Il met ici l'accent sur le mot halte qui est à entendre non seulement au sens pacifiant d'un arrêt, mais aussi d'un lieu de séjour, un lieu qui aménage au Sujet une place, même si cette place demeure vide du désir de "faire une psychanalyse" .
Notons donc que cette psychanalyse ici en question lui a fait déplacer quelque peu sa position érotomaniaque précédente. Celle ci a été contrariée par le dispositif de la cure, entendu comme désir de l'analyste. Ce déplacement de sa position subjective s'est réalisé depuis la place qu'elle occupait d'une certitude tyrannique d'être aimée (éroménos), vers celle, apparemment, de l'érastes, de l'aimante, qu'elle semble venir occuper parfois actuellement, et qui implique la mise en jeu d'un manque comme tel devenu cernable et à relier à la métonymie signifiante de la cure qui introduit une interrogation sur son propre désir postulé comme insu . Tel est donc, dans la parole, l'effet du dispositif analytique qui contrarie sa structure érotomaniaque et sa jalousie. Est-ce là un réel progrès ou n'est-ce qu'un nouveau leurre susceptible dans ce cas d'aggraver l'évolution d'une psychose que le seul dispositif psychiatrique classique semblait mener au pire ? Seule l'évolution clinique tranchera, mais dors et déjà, il semble bien que l'analyse ait apporté à Mademoiselle A un changement notable dans sa vie , en réduisant le caractère irrépressiblement dramatique et passionnel du fonctionnement de sa jouissance délirante. Cette jouissance semble avoir été pacifiée et apprivoisée par l'analyse puisque depuis cinq ans elle n'a plus été réhospitalisée, qu'elle vit chez elle de façon indépendante et qu'elle exerce sa profession sans défection.
Je dirai donc qu'à sa manière, elle est entrée sérieusement en analyse, surtout depuis qu'en lui faisant accepter la suppression des feuilles de sécurité sociale et donc du tiers payant, en instaurant à ses frais le paiement des séances qui ont été alors pour la première fois nommées: séances de psychanalyse, j'ai cessé ipso facto d'être son psychiatre traitant afin de devenir plus disponible pour elle à l'exercice particulier de cet acte singulier : occuper en tant qu'analyste la place de semblant d'objet-cause de son désir supposé .
Depuis plusieurs années en effet, son refus du divan témoigne d'un désir de préserver dans le face à face un accès au grand Autre d'un idéal imaginaire mal soutenu par une énigmatique mais non moins réelle jouissance dont elle s'aveugle : celle précisément du regard en tant que lui offrant la garantie mensongère que cette jouissance lui assure, d'une certitude de la présence réelle de l'Autre perçu dans le face à face…Cette jouissance participe bien en effet de la cause de son impossible à dire auquel elle a toujours substitué la "lecture automatisée" d'un langage des signes, ces signes se manifestant à elle au défaut même de son élaboration signifiante et de son insuffisante capacité à métaphoriser . Rappelons à cet égard l'insistance de LACAN à différencier signifiant et signe : le signifiant étant défini par lui comme ce qui représente le sujet pour un autre signifiant, alors que le signe est ce qui signifie et veut dire quelque chose pour quelqu'un . Aussi pouvons nous dire, qu'en ce qui concerne la psychose, la célèbre formule de LACAN : "l'inconscient lieu de l'Autre est structuré comme un langage" , garde ici sa pertinence .
Si le langage des signes de Mademoiselle A la signifie pour elle même directement comme étant le quelqu'un à qui quelque chose se dit, alors en effet les signes lui signifient, et à elle seule quelque chose, bien plus qu'ils ne signifieraient pour elle, indirectement, quelque chose d'autre en l'interrogeant comme sujet du signifiant, c'est à dire comme sujet d'ailleurs supposé au delà d'elle même…par le signifiant qui la représenterait pour un autre signifiant ! Sans cette supposition d'un sujet qui se rattache au fonctionnement du signifiant comme tel pour ce parlêtre, alors les signes substitutifs la signifient littéralement sur un mode intransitif comme sans objet, car les signes ne lui signifient rien d'autre qu'eux mêmes : des S1 sans S2. On pourrait dire que ces signes trouvent en elle ou découvrent d'elle sa condition réelle d'assujettie au langage et qu'elle est parlée par eux plutôt qu'ils ne la révèlent à elle même sujet parlant d'un discours symbolisant l'au-delà de son désir repéré comme tel par elle dans l'assomption du signifiant. Ces signes sont néanmoins quelque chose d'absolument particulier et de singulier qui ne signifie d'abord que pour elle seule - au point même où ils l'enferment dans l'impasse narcissique et autiste de ce qui ne peut pas faire lien avec autrui et reste enclos au lieu du corps propre comme identifié réellement au regard de l'Autre imaginaire, suscitant pudeur et honte.
Ces signes peuvent ainsi prendre pour elle une consistance imaginaire surprenante. Ils peuvent surgir pour elle et dans un au dehors d'elle, comme preuves d'un réel amour, ceci d'autant plus qu'ils lui sont comme renouvelés répétitivement à l'infini de leur variable indistinction entre énonciation et énoncé, entre simili fantasme mal axiomatisé et vrai délire franchement postulé. Ces variations oscillent entre, d'un côté, l'incroyance (l'unglauben de FREUD) ou la perplexité anxieuse, voire "la réticence" des psychiatres classiques, qui sont ici des phénomènes relatifs aux phrases interrompues où le signifiant manque, et de l'autre côté la certitude "sensorielle" hallucinée qui correspond, ainsi que l'a découvert LACAN, au retour dans le réel de ce qui a été forclos au plan symbolique.
Les signes la trouvent en quelque sorte directement, si je puis dire, là où elle est par eux signifiée avec certitude, en son for intérieur, au lieu d'adresse égocentrique vide de leur réseau périphérique manifesté à elle comme bord, depuis un au dehors d'elle même équivalent à un lieu inconnu d'elle qui lui est retranché, voire complètement étranger, un non-moi, qui la fait ainsi au regard d'un grand Autre énigmatique omnipotent, n'exister qu'en tant que sujet d'un nulle part de son implication désirante "presque" jamais reconnue par elle comme telle… Mais c'est ce "presque" qui laisse place à un questionnement quant à la cause inconsciente d'un désir postulé…Encore nous faut-il préciser ici, que face à la psychose, la fonction de ce "presque", comparable à celle d'un "comme si", est d'avantage de "laisser place", c'est à dire d'aménager l'espace d'une place plutôt que d'y solliciter l'avènement d'un désir comme tel attendu .
Ce" presque" demeure fondamental au principe du travail de la cure . A partir de l'interrogation signifiante qu'il maintient ouverte par le dispositif analytique, il offre alors à cette analysante reconnue comme telle un nouvel appareillage symbolique à inventer, et qui introduirait la mise en jeu sériée de la parole comme substituée à la place des signes. Il offre ainsi une alternative pacifiante aux effets de l'insuffisante suppléance symptomatique des signes, dont le langage de la psychose traduit le ratage des" métaphores délirantes".
Des lors, il devient possible que le dispositif analytique lui même puisse devenir pour elle une suppléance sinthômatique substitutive aux manques de la fonction de nomination du symbolique, et devenir un nouveau symptôme, voire un appareillage ouvrant par la seule question sur le désir inconscient, à une tentative d'articuler le réel d'une jouissance, persistant en deçà et au delà du langage des signes, à l'émergence d'un signifiant nouveau : la cure sinthôme ! Car cette cure sinthôme n'est-elle pas en effet, comme elle le dit très clairement, ce qui se révèle être à la fois pour elle un nouvel amour et "une nouvelle maladie", mais celle qui lui donne la parole en l'aidant à quitter une position sémaphorique ?
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