Jacques PODLEJSKI: Critique des travaux de Bouvet


Je commenterai ici divers points du sixième paragraphe de la troisième partie du texte des Ecrits sur la Direction de la cure, celle qui est intitulée « Où en est-on avec le transfert? ». Dans cette partie, Lacan poursuit sa critique de la conduite de la cure et du maniement du transfert promu par les ipéistes. On note ainsi, page 608 : « La nature de l'incorporation symbolique étant méconnue, et pour cause, et étant exclu qu'il se consomme quoi que ce soit de réel dans l'analyse, il apparaîtra, aux repères élémentaires de mon enseignement, que rien ne saurait plus être reconnu que d'imaginaire dans ce qui se produit. » Et il poursuit par la phrase que j’ai retenu pour titre : « Car il n'est pas nécessaire de connaître les plans d'une maison pour se cogner la tête contre ses murs : pour ça, on s'en passe même assez bien. »

J'ai choisi ce passage parce qu'il me permet de donner une illustration clinique aux critiques que Lacan formule à l’égard du statut et du phallus chez les post-freudiens. Pour Lacan, le débat sur la sexualité féminine qui a traversé la communauté analytique à la fin des années 20, qu’il a nommé la querelle du phallus, a été le point de départ d’un dévoiement majeur de la doctrine freudienne.

Jones, notamment, qui réussit dans ses articles sur la sexualité féminine publiés aux débuts des années 30 « à articuler sous le chef de la lettre même de Freud une position qui lui est strictement opposée » peut à bon droit être considéré comme l'une des sources principales du courant dit post-freudien dont l'origine est donc contemporaine du fondateur de la psychanalyse. Tirant parti de certaines équivoques présentes dans le texte freudien sur le statut du phallus, entre d'un côté l'imaginaire du corps et le réel de l'organe, et de l'autre, le symbole issu de la tradition gréco-latine, Jones prend le contre-pied radical de Freud. Il est amené à soutenir l'hypothèse d'un caractère inné tant au masculin qu’au féminin. Ce faisant, il vide la phase phallique et le complexe de castration de tout contenu. En rabattant le phallus sur l’organe il rate la dimension symbolique pourtant patente de cet objet qui circule, qui est supposé pouvoir se perdre ou s’acquérir et qui entre dans un jeu complexe de substitutions. Il méconnaît ce que relevait déjà Freud en 1905 dans les Trois Essais, « Trouver l'objet sexuel n'est en somme que le retrouver » soit la fonction structurante du manque d'objet auquel introduit la castration, fonction nécessaire tant à la constitution des objets, dès lors marqués comme perdus, qu'à l'instauration du sujet, lequel, sans cela, ne saurait «s’identifier au type idéal de son sexe ». Ainsi, à l’opposé du constat des impasses structurelles de la relation sexuelle, pointée par Freud dès 1912, l'hypothèse jonessienne d'une sexualité originelle naturelle et harmonieuse conduit logiquement la psychanalyse dite post freudienne sur la visée d'une adaptation du moi à cette supposée réalité originelle.

Mais, dans la pratique, nous allons le voir, c'est nettement moins idyllique et c’est ce que Lacan s'emploie à montrer en 1957 – 1958 pour « déloger l'imposture » post freudienne dans un travail qui se retrouve à trois niveaux :

- celui de l'élaboration doctrinale qu'il soutient dans son séminaire sur les formations de l'inconscient et qui l'amène à faire virer le phallus du registre imaginaire au registre signifiant, du petit phi au grand phi,

- dans la critique argumentée qu'il fait de la direction de la cure par les post freudiens dans le texte des Ecrits,

- dans l'analyse pointilliste et souvent ironique qu'il fait de divers textes de l'époque pour illustrer les conséquences cliniques et pratiques peu enthousiasmantes du dévoiement doctrinal qu'il dénonce.

Certains de ses commentaires critiques des travaux de l’époque ont fait l'objet de nombreuses reprises, comme par exemple le cas de l’homme aux cervelles fraîches de Kriss. Mais, j'ai choisi d’évoquer aujourd'hui les travaux de Maurice Bouvet. Cet analyste fut un membre éminent de la Société Psychanalytique de Paris. Il y est encore honoré de nos jours puisqu’il y a un prix Maurice Bouvet, qui est décerné chaque année et dont l’administrateur est un membre titulaire de cette association. Tout au long du passage de la Direction de la cure auquel je me réfère, c'est à Bouvet que Lacan se réfère sans le nommer quand, par exemple il stigmatise, page 608 des Ecrits, « l'importance donnée dans la cure au fantasme de dévoration phallique dont l'image de l'analyste fait les frais", "l'aménagement de la bonne distance entre le patient et l'analyste comme objet de la relation duelle », ou encore « la débilité de la théorie dont un auteur systématise sa technique ». L'auteur, là, c'est Bouvet. On peut supposer que s’il n’est pas ici nommé par Lacan, c’est par égard pour celui qui fut son compagnon de route lors de sa querelle avec Nacht, Bouvet ayant été trésorier de la SPP en 53 quand Lacan en assurait la présidence. Mais Lacan est moins précautionneux dans son séminaire de 57-58 sur les Formations de l’inconscient où il commente avec une ironie impitoyable trois textes de Bouvet sur la névrose obsessionnelle publiés entre 1948 et 1953 dans la Revue Française de Psychanalyse. Lacan y critique par petites touches ces articles depuis le chapitre XXII jusqu'à la fin du Séminaire, soit de mai à juillet 1958 - la Direction de la cure date de juillet 58 - dans un commentaire qui vient illustrer son travail d'élaboration des structures de la névrose.

Je me propose donc m’efforcer aujourd'hui d'illustrer ici quelques aspects des pratiques qu'il tourne en dérision dans la direction de la cure, soit principalement « l'importance donnée dans la cure au fantasme de dévoration phallique dont l'image de l'analyste fait les frais », et « l'aménagement de la bonne distance entre le patient et l'analyste. »

Le principal article de Bouvet que je vais reprendre est publié en 1950 mais date de 1948, l’année où Bouvet devient titulaire de la SPP. Il est intitulé "Incidence thérapeutique de la prise de conscience de l'envie du pénis dans la névrose obsessionnelle féminine" et se trouve dans le tome XIV, n°2 de la RFP. Je puiserai également quelques références dans l’article de 1953, « le moi dans la névrose obsessionnelle, relation d’objet et mécanismes de défense » (tome XVII, n° 1&2 de janvier 1953) où Bouvet s’efforce de théoriser sur la relation d’objet dans la névrose obsessionnelle. Ce sont des textes plutôt difficiles à lire car les descriptions cliniques pourtant très précises se trouvent encombrées d’interprétations et de références à des concepts flous et changeants qui montrent bien, par contraste, l’ampleur du rigoureux travail de clarification accompli par Lacan.

Il s’agit d’une dame, d’une cinquantaine d’années, mariée et mère de deux garçons, active et bien portante qui est reçue par Bouvet alors qu’elle connaît « un état d’angoisse extrême ».

Elle souffre d’obsessions diverses principalement à thèmes religieux, « phrases injurieuses ou scatologiques » s’imposent par exemple à elle lorsqu’elle désire prier. Surtout, au moment de la communion, elle se représente « imaginativement, des organes génitaux masculins, sans qu’il s’agisse de phénomènes hallucinatoires, à la place de l’hostie. Elle en éprouve une violente crainte de damnation ». Ses obsessions concernent également diverses thématiques classiques, comme contracter la syphilis, commettre un infanticide ou un empoisonnement, étrangler son père, piquer sa mère avec des épingles, etc. Son père, est décrit comme un personnage falot et déprécié, brigadier de gendarmerie, état dont la patiente enfant avait honte : « il était chagrin, taciturne, déprimé, ne contrebalançant nullement la rigidité de la mère par une attitude compréhensive et affectueuse ; sa situation dans le ménage : il n’avait pu triompher de l’attachement de sa femme à un premier amour, d’ailleurs platonique, il était jaloux et ne rompait son mutisme que pour éclater en scènes véhémentes dont il sortait toujours vaincu ».

La mère était jugée plus intelligente, issue d’un milieu plus élevé que le père et fascinait la patiente « par son énergie, son caractère, son esprit de décision et son autorité ». Son hostilité à l’égard de cette mère se manifestait dans deux directions. D’une part « elle lui reprochait de l’avoir contrainte, soumise à une discipline féroce, empêchée de s’exprimer, de lui avoir interdit toute relation masculine si innocente soit-elle ». Elle lui reprochait d’autre part « de ne pas l’avoir assez aimée et de lui avoir préféré constamment sa sœur, âgée de 7 ans de moins qu’elle », mais « Les rares moments où la mère se détendait la remplissait d’une joie indicible et toute personne s’immisçant dans cette alliance mère-fille était l’objet de souhaits de mort ». Pendant son enfance et son adolescence, la patiente « n’eut aucun sentiment objectal vrai pour un garçon de son âge » mais éprouva, « tout au cours de sa vie des amitiés passionnées pour des filles, notamment avec des amies plus âgées » qui présentaient « le type accompli de la bonne mère ».

Une « union de convenance et d’intérêt » l’avait dotée d’un « mari doux, très bon, très dévoué, aux caractéristiques très féminines, dont elle sentait confusément qu’il ne la dominerait jamais et qu’elle réussit à castrer complètement ».

Seul, le fils aîné détonne dans la constellation familiale. Il a « un caractère marqué, réussit très brillamment au point de vue professionnel » et a causé dans son enfance à la patiente « un sentiment de terreur panique ».

Après ces éléments descriptifs, Bouvet consacre l’essentiel de son article à la description de la cure et de sa direction. Celle-ci est sensée se dérouler en deux phases, c’est posé par cet auteur comme une constante, et il reconnaît là quelque arbitraire, ce qui transparaît dans cette curieuse formule : dans cette observation elles lui semblent « à peu près nettement tranchée ».

La première est une phase « d’opposition, pendant laquelle rien ne semble bouger, l’autre essentiellement évolutive tant en ce qui concerne le transfert que la structure psychologique de la patiente », le passage de l’une à l’autre étant « déterminé par l’interprétation d’un rêve ». C’est dans cette transition de phases que se situe, dans la technique, le réglage de la bonne distance. L’auteur explique, je me réfère là à son article de 1953, que « l’obsédé est dans l’analyse, tout entier orienté précisément par la nécessité d’une relation à distance » et qu’étant « plus sensible qu’un autre par l’étroitesse de sa dépendance même à toute frustration réelle », cela « explique certains échecs du colloque analytique ». Dans ces conditions, « si le médecin se rapproche, le sujet prendra de la distance tant qu’il n’aura pas pu faire l’expérience de l’irréalité de sa peur » et si le médecin, au contraire, se dérobe, alors « le risque est que le sujet frustré aggrave ses procédures obsessionnelles ».

Le déroulement en deux phases correspond donc à un réglage de la distance à l’objet permettant au sujet, dans la première phase, de s’approcher de l’objet, de surmonter la peur correspondante pour ensuite retrouver, deuxième phase, la bonne distance qui permet l’établissement d’une relation génitale normale. Dans le cas évoqué en 1948, lors de la phase dite d’opposition, l’analyste, partant des sentiments de peur et d’infériorité inspirés à la patiente par tout homme jugé fort, met en série le mari, Dieu et l’analyste pour arriver à lui « faire sentir facilement le bien fondé de notre suggestion : si elle concentrait toute son hostilité sur nous, elle se détournait de l’objet habituel de sa rébellion ». La phase d’opposition se caractérise par toutes sortes de manifestations hostiles balançant entre le refus hostile de parler et la plainte portée contre l’analyste, notamment celle de lui prendre de l’argent. Rêves et fantasmes agressifs prolifèrent jusqu’au rêve qui fait bascule entre les deux phases. Toutes ces formations sont interprétées en terme d’envie du pénis et d’un désir corrélatif de castrer l’analyste. Le rêve considéré comme décisif ne se distingue des autres formations que par les effets de suggestion atteints dans l’interprétation. Dans ce rêve, alors qu’elle est furieuse à l’égard de sa mère et de son chef de service, elle achète ces chaussures très pointues – celles dont le prix des séances lui empêchait l’achat – et injurie alors les deux protagonistes. Pour Bouvet les choses sont claires : « ce rêve indiquait un désir de possession phallique. Le pied bien chaussé étant représentatif du phallus puissant. La possession seule de cet organe pouvait lui conférer la puissance, lui permettant de renverser la situation infantile de soumission à sa mère et de prendre à son tour une position dominante ». « Ainsi, le désir d’avoir un pénis, fourni par l’analyste était-il accompagné d’un fantasme de destruction de l’organe du médecin », la tête du Christ écrasée à coups de pieds dans un autre rêve n’étant « autre que la verge, objet direct de l’agressivité ». « Toutefois, elle n’admit pas d’emblée ce désir de possession phallique et maintenait son opinion sur le caractère artificiel et arbitraire de nos interprétations : je n’ai jamais désiré être un homme disait-elle ».

L’orage s’apaise tout de même, le transfert perd se son agressivité « du fait de cette révélation du désir du pénis et du sens de ce désir » qui « annonce une confusion entre l’imago analytique et celle d’une mère accueillante ». « L’image de l’analyste est à la fois celle d’un homme avec qui elle a des relations normales et d’une mère qui se montre compréhensive et non plus interdictrice ». La première phase d’opposition et d’agressivité « où l’imago analytique est assimilé à une imago paternelle - l’homme porteur du pénis étant l’image vivante de la mauvaise mère qui frustre et domine toujours - est inévitable ». Mais « elle ouvre la voie à la normalisation des rapports analyste-analysé, et donc la guérison, qui ne peut se produire que si l’analyste est accepté par l’inconscient de la malade comme une image féminine et maternelle ».

Cette guérison, quelle est-elle ?

Et bien « elle ne s’est jamais sentie aussi gaie, est heureuse au milieu des siens et repeint son intérieur » présentant tous les signes de cette transe narcissique terminale promue par Balint que Lacan rapporte à une identification imaginaire à l’analyste. « Ses obsessions sont tout aussi nombreuses mais elle n’en ressent plus aucune culpabilité » et « elle accueille avec indifférence ces pensées qui lui traversent l’esprit en éclair sans provoquer de réactions affectives ». L’optimisme de l’auteur lui-même reste limité. Quelques lignes après avoir formulé l’hypothèse de l’installation « d’un transfert positif génitalisé », il déchante et convient que « celui-ci se précise avec des caractéristiques d’œdipe très fortement prégénitalisé ». Plus loin, il relativise la stabilité de l’amélioration de la patiente.

Voilà donc, rapidement présentée, la logique d'une cure conduite selon les canons post freudiens de l'époque. On comprend mieux, à s'y rapporter, le contexte historique et les raisons du retour à Freud prôné par Lacan. Comme je ne saurais rendre compte ici du commentaire très détaillé qu'il fait de ce récit de cure dans son séminaire sur les Formations de l’Inconscient, je me limiterai, en référence à ce séminaire, à quatre remarques.

1- A l'omniprésence du phallus et la prolifération de ses représentations dans les formations amenées par la patiente de Bouvet répond l'aveuglement de ce dernier sur son caractère symbolique. A chaque émergence de ce signifiant, c'est très sensible en lisant le texte, c'est le renvoi invariable à l'absorption imaginaire du phallus de l'analyste qui vient en accuser réception : « vous désirez avoir un pénis ». Il méconnaît donc précisément ce sur quoi Lacan met l'accent, à savoir que la question d'avoir ou ne pas avoir le phallus ne peut s'aborder qu'à partir du point ou il est reconnu qu'on ne l'est pas, c'est à dire que ce qui est méconnu, c'est « la divergence qui s'établit entre être l'objet du désir de l'Autre, et avoir ou pas l'organe qui en porte la marque (p. 454) ». Du symptôme des organes génitaux qui se présentent en avant de l'hostie dans la communion, ce symptôme sur lequel s'appuie Bouvet pour étayer le fantasme de dévoration phallique, Lacan fait une lecture éblouissante que je ne résiste pas à citer : c'est en tant que « le Christ, c'est le verbe, le verbe incarné, la totalité du verbe, que lui est substitué le signifiant privilégié, unique, en tant qu'il désigne l'effet, la marque, l'empreinte, la blessure de l'ensemble du signifiant (p. 450) ».

2- l'insistance étonnante de l'analyste dans la conduite de la cure à cantonner la relation analytique dans le registre imaginaire : soyez agressive avec moi, ça laissera votre entourage en paix est-il littéralement suggéré à la patiente. On peut même dire que l'identification imaginaire est conçue comme déterminant du progrès de la cure. Ainsi, affirme Bouvet, « la femme a besoin de s'identifier sur un mode régressif à l'homme pour pouvoir se libérer des angoisses de la petite enfance… puis…se fondant d'abord sur cette première identification, elle tend à abandonner ce premier objet et à s'orienter vers une fixation hétérosexuelle, comme si elle pouvait procéder à une nouvelle identification, féminine cette fois, sur la personne de l'analyste ».

3- Sur la thèse de la bonne distance, Lacan remarque finement que ce qui est aperçu n'est pas sans pertinence mais se trouve mal traduit. Pour Lacan, en effet, l'obsessionnel, « en tant que son mouvement fondamental est dirigé vers le désir comme tel, et avant tout dans sa constitution de désir, est porté à viser la destruction de l'Autre (p.402) ». Et comme le désir ne se supporte que de l'Autre, chaque fois qu'un obsessionnel s'approche un tant soit peu de quoi que ce soit qui puisse être susceptible de jouer le rôle de l'objet, son désir s'évanouit. Cette question de distance n'est donc pas sans intérêt mais, ce que souligne Lacan, c'est que la question n'est pas celle de la distance par rapport à l'objet, mais par rapport au désir : « Ce que l'expérience nous montre de la façon la plus claire, c'est que [l'obsessionnel] doit se tenir à une certaine distance de son désir pour que ce désir subsiste (p. 468) ».

4- La suggestion est partout présente. Dans la première phase elle vise d'abord à convaincre la patiente de diriger son agressivité vers l'analyste puis ensuite de la convaincre que ce qu'elle veut, c'est le pénis. Dans la deuxième phase, ce qui est suggéré c'est que l'analyste est à même de lui accorder cet objet selon le fantasme d'absorption orale dont il assure la promotion.

Pour conclure, je vais revenir sur la phrase que j’ai retenue pour titre. Bien sûr, je l’ai choisie pour son humour. Mais mon choix a aussi été orienté par un passage des Formations de l’Inconscient que l’on trouve p. 464 du Séminaire :

« Ce qui sert de support à l’action symbolique qui s’appelle la castration, est une image, choisie dans le système imaginaire pour être ce support … l’action symbolique de la castration choisit son signe, qui est emprunté au domaine imaginaire ».

Ainsi, on peut dire que le plan d'une maison, c'est une image. Mais c'est une image qui donne des repères symboliques. Ces repères symboliques permettent, à celui qui les reconnaît comme tels et qui sait les lire, de ne pas se taper contre les murs, c'est à dire de s’orienter face au réel. On peut ainsi lire, condensé dans cette phrase, le mode par lequel Lacan articulait à cette époque les trois registres RSI dans un mouvement qui de l’imaginaire va vers le réel en passant par le symbolique.
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